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CONSEILS: pour éviter de passer par dessus bord

Je vais vous donner quelques conseils pour éviter de passer par dessus bord, seul ou en équipage.

 Quand on relâche sa vigilance:

C’est bien connu, les accidents tels que la chute à la mer arrivent le plus souvent dans les moments où la vigilance se relâche. Les conditions sont maniables, l’équipage bien amariné, on s’autorise à faire quelques entorses aux règles de sécurité auxquelles on s’était astreint jusqu’ici. Les gilets, harnais et longes restent à l’intérieur et on prend la liberté de faire nos besoins naturels depuis le balcon arrière, de s’asseoir sur la plage arrière les pieds dans l’eau, on circule librement sur le pont sans même garder une main pour le bateau. C’est bien normal, et pour peu que le skipper veille au grain, cela reste sans conséquence.

Mais lorsque l’on navigue en équipage réduit, en solitaire, avec des équipiers non autonomes, ou quand tout le reste de l’équipage est à l’intérieur ou endormi, la prudence impose de continuer à respecter exactement les mêmes règles de sécurité que par mauvais temps.

  • – Porter un gilet. En navigation, tout l’équipage devrait porter un gilet gonflable, et ne le quitter qu’au mouillage et au port. Ce conseil doit se lire à l’impératif et dans toutes les conditions de mer et de vent, pour toutes les personnes qui naviguent seules, qui sont seules sur le pont, et pour les enfants.
  • – S’attacher. Pour les quarts de nuit, une manœuvre à l’avant et lorsqu’on reste seul dans le cockpit, même de jour, on devrait toujours s’amarrer au bateau avec une longe. Cela reste, de loin, le meilleur moyen d’éviter la chute à la mer.
  • – Ne pas faire ses besoins par-dessus bord. Il se dit que la plupart des naufragés sont retrouvés la braguette ouverte et ce n’est pas une légende. Si l’on est seul à bord ou seul sur le pont, on utilise les toilettes du bord ou le seau. Un point c’est tout !
  • – Éviter les acrobaties. Se pencher sous les filières pour attraper quelque chose, descendre sur la plage arrière, enlever des algues dans le safran, prendre de l’eau au seau ou bricoler à l’étrave : autant de petites actions anodines par beau temps qui peuvent vous faire basculer par-dessus bord. À ne faire qu’avec le harnais et/ou sous la surveillance d’un équipier capable d’intervenir en cas de problème.
  • – Ne jamais amarrer le bout du seau à son poignet. Cela peut paraître vraiment idiot, mais Yves n’est ni le premier ni le seul à avoir fait cette erreur. Même un tour mort autour de la main est à proscrire : mieux vaut perdre le seau que passer par-dessus bord. Et penser à réduire sa vitesse. Au-dessus de 5 ou 6 nœuds, le seau qui se remplit d’eau exerce une très forte résistance, de façon si brutale qu’elle ne demande qu’à vous emporter. Delphine Fleury

Robert Panciullo

Responsable sécurité au CDV 13 de la FFV 

 

 

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